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vendredi 13 mai 2016

Etre, c'est être relatif.

Les données d'Aristote et de ses disciples sur la science de son temps constituent probablement ce qu'on pouvait savoir de plus précis à son époque.

Ses successeurs, deux milles ans durant, sous entendirent pour la plupart que ces vérités étaient valables de tous temps. 

Dans des années moins lointaines, de nouvelles méthodes de mesures et d'analyse détruisirent nombre de ces vérités. Néanmoins elles continuent d'être la base des opinions et des croyances de notre temps. 

La logique bivalente selon laquelle raisonne la plupart des penseurs et des composants de notre société pourrait être désignée comme Aristotélicienne (A) et la logique polyvalente que promeut la sémantique générale comme non Aristotélicienne (Ā). 

Aristote très doué, influença probablement le plus grand nombre de gens qui aient jamais subi l'emprise d'un seul homme. Notre drame commença lorsque le biologiste Aristote (ou philosophe organique) pris le pas sur le mathématicien et philosophe Platon. Aristote combina tout les identités primaires, tous les postulats subjectifs en un système impressionnant. On a donc donné son nom aux doctrines bi-spéculatives dites aristotéliciennes. A contrario, nous appelons les réalités poly-spéculatives non aristotélicienne ou non-A.

Voici quelques uns des non Axiomes du Ā :


. La Sémantique Générale dont est issu la logique non aristotélicienne est une discipline et non une philosophie. 

. La Sémantique traite de la signification ou des significations des mots. La Sémantique Générale traite des rapports du système nerveux humain et du monde extérieur, et par suite elle englobe la sémantique. Elle tend à devenir une méthode d'intégration pour toutes pensées et toutes expériences humaines.

La Sémantique appliquée à la compréhension sociologique s'attacherait à interroger les évidences afin de parvenir à la conscience d'abstraire. Cela revient d'une part à comprendre la polyvalence qui caractérise les phénomènes/mots/idées qui composent la pensée. Tout en gardant à l'esprit le principe de simultanéité qui définit la polyvalence des éléments qui structure la pensée. 

. La carte n'est pas le territoire, le mot n'est pas la chose qu'il exprime. Chaque fois que nous confondons la carte et le territoire nous générons un trouble sémantique qui s'enracine et se répercute dans la pensée. Il persiste tant que l'on a pas reconnus les limitations de a carte.

. Il ne faut pas oublier l'inter-action. En effet un jugement peut concerner la réalité (le fait) mais il peut aussi concerner un jugement concernant la réalité (le fait). 

. Lorsqu'il émet un jugement sur une action ou un événement, un individu abstrait une partie seulement de ses caractéristiques afin de désigner la chose. S'il dit : "cette chaise est noir." Il devrait indiquer que la noirceur n'est qu'une de ses qualités et, garder à l'esprit - avoir conscience - au moment où il parle, de ses autres multiples caractéristiques. Cette conscience d'abstraire constitue un postulat obligatoire pour un individu qui souhaite suivre un mode de pensée basé sur les principes Ā. 

. Utiliser des références est indispensable dans la création de tout langage structuré. Par exemple "le conscient" ou "l'inconscient"  sont deux termes descriptifs utiles ; mais il reste à prouver que ces termes eux même reflètent avec précision l'existant. Tout comme certains des mots, des expressions, des idées que nous utilisons, il existe aussi des cartes sur lesquelles nous manquons de renseignements précis ou dont nous ne sommes pas absolument certain de l'exactitude. 

. Pour rester sain d'esprit, il faut qu'un individu se rende compte qu'il ne peut connaitre tout ce qui peut être connu. Toutefois, il n'est pas suffisant de comprendre cette limitation sur le plan intellectuelle. Cette compréhension doit s'inscrire dans un processus ordonné jusqu'à devenir automatique, sur le plan inconscient, comme sur le plan conscient. Un tel conditionnement, une telle discipline est essentielle dans la recherche de la connaissance. 

. La pensée non Aristotélicienne est destinée à des individus finis ne pouvant comprendre que partiellement les caractéristiques quasi infinies des objets que leur pensée abstrait. L'essentiel est donc avant tout de rester conscient, de comprendre la signification multi-ordinale des mots et des choses sur lesquelles portent ses idées et des approximations que le langage nous oblige à faire pour les transmettre. 

Extraits de Science and sanity cités dans Le cycle du Ā de Van Vogt. 



mercredi 11 mai 2016

Sur ce site je vous proposerai de réfléchir avec moi, sur différents sujets : sociologie, politique, géopolitique, enjeux des avancés technologiques. Dans cette démarche votre soutien et surtout vos contributions sous formes de commentaires ou d'articles seront bienvenues. 

J'écrirai essentiellement sur les éléments liés à ces sujets et à leur influence sur l'évolution de nos modes de vies, de nos pensées, de nos manières d'êtres. C'est un exercice qui est bien trop souvent délaissés par nos institutions, nos représentants politiques ou nos médias. Bien qu'il soit, à mon avis, tout à fait essentiel pour voir et comprendre le monde.

L'objectif étant de contribuer à déchiffrer notre environnement et sa complexité. Dans cette perspective je favoriserai, dans la mesure de mes modestes moyens intellectuelles, des approches non Aristotélicienne et basée sur la sémantique générale. C'est à dire libérées d'une logique binaire qui vise à simplifier le raisonnement en s'appuyant sur les principes d'identité/unicité, de thèse/antithèse, cause/conséquence. Je tenterai de valoriser une pensée que A. Korzybski qualifie de multi-ordinale ou poly-valente.

Pour les personnes qui seraient intéressées par cette approche je ne peux que vous conseiller la lecture de A. Korzybski fondateur de la sémantique générale et de la discipline non-aristotélicienne également appelé Non-A (ou Ā). Son livre "Science and Sanity" écrit dans les années 30 ayant récemment été traduit. Il est désormais disponible en français sous le titre "Une carte n'est pas le territoire, L'éclat, 2013, 200p". 

Bien que je n'ai ni la prétention de comprendre dans son ensemble le message de A.K, ni de maitriser les tenants et la aboutissants de sa théorie. Je tenterai de m'appuyer sur son approche pour développer mes idées. Une de mes premières contributions sera sans doute d'ailleurs de publier une liste non exhaustive des "non axiomes" qui me semble constituer les pierres angulaires de cette discipline.

Bonne lecture